Le marché immobilier canadien met du temps à s’épanouir au printemps 2026
Le marché immobilier canadien a repris de la vigueur au printemps, en mai, et a poursuivi sur sa lancée tout au long du mois de juin, se remettant ainsi d’un démarrage lent dû à un hiver particulièrement long et à la prudence des consommateurs.
Selon l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePageMD et les prévisions du marché, le prix de l’agrégat1 d’une propriété au Canada a diminué de 1,4 % par rapport à la même période de 2025, atteignant 814 900 $ au cours du deuxième trimestre de 2026. Sur une base trimestrielle, le prix de l’agrégat national est toutefois demeuré stable, n’augmentant que de 0,2 %. Un examen du marché par type de propriété indique qu’à l’échelle nationale, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a diminué de 0,9 % par rapport à 2025 pour atteindre 862 400 $, tandis que celui d’un appartement en copropriété a affiché une baisse de 2,9 % pour s’établir à 574 800 $.
« Après un premier trimestre plutôt lent, le marché printanier du logement s’est activé en mai. Dans plusieurs régions, nous observons que ce regain de dynamisme se poursuit cet été, alors que les acheteurs qui avaient choisi de patienter réintègrent le marché », mentionne Phil Soper, président et chef de la direction, Royal LePage. « Dans plusieurs cas, ce n’est pas le manque d’intérêt qui pousse les consommateurs à se tenir à l’écart du marché, mais bien un manque d’urgence. Dans les marchés où l’inventaire demeure élevé, les acheteurs ont la possibilité de prendre leur temps, poursuivant leurs recherches à leur rythme jusqu’à ce qu’ils trouvent la bonne propriété. Cette approche mesurée est renforcée par un contexte d’incertitude économique persistante qui, pour plusieurs Canadiens, continue d’influencer la manière et le moment de passer à l’action. »
Le 1er juillet, les États-Unis ont refusé de prolonger l’Accord Canada–États-Unis– Mexique (ACEUM) pour une nouvelle période de 16 ans, déclenchant par le fait même une période d’examens annuels qui perdurera jusqu’en 2036, date d’échéance prévue de cet accord. Même si l’ACEUM demeure actuellement en vigueur, cette décision introduit une période prolongée de négociations. Pour les entreprises de l’ensemble du continent, cette incertitude ne devrait pas s’atténuer de sitôt.
« Nous demeurons tout de même optimistes quant au fait que les assises économiques solides du Canada permettront de garder le marché automnal sur la bonne voie. La demande refoulée des acheteurs et des vendeurs qui se sont tenus à l’écart du marché plus tôt cette année continue de s’intensifier. La volonté profonde d’acquérir une propriété est toujours bien présente, le moment de l’acquisition a simplement été reporté. »
Royal LePage prévoit que le prix de l’agrégat d’une propriété au Canada augmentera de 2,0 % au quatrième trimestre de 2026 par rapport au même trimestre de 2025. Cette prévision a été revue à la hausse afin de refléter l’augmentation du prix des maisons dans les marchés où la demande continue de surpasser l’offre.
En savoir plus :
- Communiqué national : rlp.ca/T2-2026-communique
- Communiqué – Province de Québec : rlp.ca/T2-2026-communique-QC
- Tableau des prix (Canada) : rlp.ca/T2-2026-prix-des-maisons
- Prévisions du marché : rlp.ca/T2-2026-previsions
1 L’agrégat des prix de Royal LePage est calculé en utilisant la moyenne pondérée de la valeur médiane de tous les types de propriétés étudiés. Les données sur les prix, qui comprennent la revente et les nouvelles constructions, sont fournies par RPS Solutions pour propriétés
